Lifestyle in Normandy
Chers visiteurs,

Notre boutique "L'Embellie" est fermée depuis début janvier 2014.

Une nouvelle vie s'offre aujourd'hui à moi, dans un nouveau pays, avec de nouveaux projets..
Voilà pourquoi, ce blog qui dormait, renaît et change de nom!
Via "Bricoles & Girandoles", je vais vous faire partager mon art de vivre ici en Normandie : art de la table, recettes, trucs maison, bricolages mais aussi mes découvertes, mes passions... et, comme la chine, la restauration de meubles, la customisation, la création, font partie intégrante de mon être, quelques objets seront mis aussi en vente.

Cordialement.
Joëlle.

05/09/2011

L'histoire de Lustucru

est née sous l'impulsion d'une famille grenobloise :
 les Cartier-Millon.


Rencontre décisive :

Né en 1837, Louis Cartier-Millon, fils de paysans,
 part en 1860, pour effectuer son service militaire.
Cette période lui permit de s'émanciper de la ferme familiale
et de voir d'autres horizons durant lesquels
il fut un militaire actif, consciencieux et réfléchi
et fut ainsi repéré par ses supérieurs hiérarchiques.

Il devint de ce fait, quelques mois après son entrée
dans l'armée, l'ordonnance du Général Ferrié
qu'il servit pendant 7 ans,
jusqu'à la fin de son service militaire.
Celui-ci proposa à Louis de prolonger son service
 en une carrière militaire à vie
mais Louis Cartier-Millon avait d'autres projets en tête...
Malgré ce refus, le Général Ferrié promit de l'aider
dans ses projets si ce dernier en avait besoin.


Premiers pas :

En 1871, Louis Cartier-Millon racheta une petite usine
de pâtes alimentaires, située depuis 1824,
à la Place de Gordes à Grenoble.
Le prix demandé pour le rachat de cette fabrique
était à l'époque de 12 000 francs or.
Louis Cartier-Millon était loin de posséder une telle fortune
et se rappelant des paroles du Général Ferrié,
il alla le voir et lui expliqua son projet,
et le général lui prêta 10 000 francs or.
Ainsi Louis Cartier-Millon put se mettre à la fabrication
de ses pâtes tandis que sa femme, Joséphine,
qu'il avait épousée la même année, géra les comptes
et se mit à la caisse de la petite fabrique artisanale.
Avec elle, ils développent rapidement leur affaire,
et en moins de 10 ans,
la production atteint près de 500 kg par jour.

Naissance d'une légende :  



Lorsque les trois fils reprennent le flambeau
au début du XXe siècle, la concurrence est rude :
  les pâtes étaient vendues en vrac, au poids
et conditionnées dans des sacs de toiles.
Le petit dernier de la famille a l'idée de les présenter
dans des boîtes en carton de 250 g.
 Pour personnaliser ses paquets, il lance en 1911,
un concours auprès des dessinateurs professionnels…
Parmi plus de 300 envois, le peintre Tancrède Synave
remporte le concours en proposant d'habiller
les boîtes d'un damier bleu.


C'est – raconte-t-on – lors de la remise du prix
au restaurant Ledoyen que, dans l'euphorie générale,
le dessinateur Forain lance le nom de Lustucru,
personnage de fantaisie issu de la culture populaire française et le dessine en une silhouette joviale du "Pèr'Lustucru",
incarnant la bonne humeur et la gourmandise
et qui va personnifier la marque
durant de nombreuses années.

Tout est dans l'oeuf :  



C'est donc ainsi que LUSTUCRU naît en 1911
pour entrer dans la légende.
 Le damier devient aussitôt le symbole de la marque
et fait l'objet d'un dépôt international.



En 1921, la marque fait évoluer sa recette
vers une recette aux œufs frais, restant ainsi dans
la grande tradition culinaire française.
Afin de différencier les 2 sortes de pâtes,
on attribue celles aux oeufs au Père Lustucru et
au décor de damier bleu.
Tandis que celles sans oeufs, seront attribuées
à la Mère Michèle au décor rouge.


Fidèlité-damier-publicité :
A partir de 1928, des cadeaux Lustucru
étaient remis contre des preuves d'achats,
technique permettant de fidéliser les clients.


Ainsi, à partir d'un certain nombre de bons,
la ménagère pouvait s'offrir des ustensiles ménagers,
de la vaisselle et des objets décoratifs.


Avec puis sans le nom de Lustucru dessus
mais toujours décoré par ces damiers représentatifs
 qui en faisaient sans le montrer vraiment
des objets publicitaires...
 

Pour 15 points = un thermomètre,
pour 50 = une saucière,
pour 350 = un moulin à café mural...



Un graphisme, un engouement :  


Si aujourd'hui, ce graphisme hyper moderne
a donné le nom à un style dit "lustucru",
ses objets publicitaires à l'effigie de la marque sont multiples et font l'objet d'un intérêt certain de la part des collectionneurs, notamment pour la période

des années 50 et 60.
Objets émaillées, accessoires, vaisselle en grès d'Epinouze,

tous à damier,

ils connaissent une valeur parfois conséquente :
comme cette saucière à 50 points qui monte jusqu'à 65€,

 

ou ce pichet de 1930 à 180€...


Si vous en possédez,
n'hésitez pas à les sublimer dans votre cuisine :
ils sont intemporels!




2 commentaires:

Adélaïde BELIARDE a dit…

Est ce que vous vendez les objets présentés en photo. Dans ce cas, je voudrais savoir le prix de la petite jardinière émaillées rouge et blanche à carreaux...
Merci de répondre

L'Embellie-Bruxelles a dit…

Bonjour Adélaïde (quel joli prénom!!),
Désolée, je vais vous décevoir : mais les seules les photos labelisées "@l'Embellie-Bruxelles", souvent avec une légende, représentent les objets mis en vente de la boutique (libellé repris en bas de l'article)et une mise à jour avec l'indication "vendu" est faite quotidiennement afin que nos fidèles acheteurs via internet puissent suivre la boutique.
Donc, à mon grand regret, ces objets ne sont pas en vente... Mais j'en chine toujours, par amour pour le graphisme Lustucru, donc continuez à surveiller notre blog...Si j'en trouve, je vous tiendrai au courant. Cordialement, bon dimanche.

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