Lifestyle in Normandy
Chers visiteurs,

Notre boutique "L'Embellie" est fermée depuis début janvier 2014.

Une nouvelle vie s'offre aujourd'hui à moi, dans un nouveau pays, avec de nouveaux projets..
Voilà pourquoi, ce blog qui dormait, renaît et change de nom!
Via "Bricoles & Girandoles", je vais vous faire partager mon art de vivre ici en Normandie : art de la table, recettes, trucs maison, bricolages mais aussi mes découvertes, mes passions... et, comme la chine, la restauration de meubles, la customisation, la création, font partie intégrante de mon être, quelques objets seront mis aussi en vente.

Cordialement.
Joëlle.

31/01/2012

Opaline


Source de la photo : Campagne Décoration octobre 2011

Milk glass ou l'opaline

Ce verre opaque ou semi-translucide, d'aspect vitreux,
coloré ou non, aux reflets irisés fût à la mode
de la fin du XIXème jusqu'aux années 30.
Il avait comme but d'imiter l'aspect de la porcelaine 
importée de Chine : l'Europe ayant encore des difficultés
 à trouver son procédé de fabrication.
Il est constituée de verre ou de cristal rendu laiteux
par l'adjonction d'oxyde d'étain et de phosphate de chaux
(tiré d'os calcinés).

Vase opaline de foire de Portieux
source photo : catalogue Portieux.





Elles sont issues de la technique du verre moulé,
née en Amérique en 1830
- Pittsburg en était le centre le plus actif -
et fut reprise en Belgique, en Grande-Bretagne,
et en France, à la fin du 19e siècle,
dans l'Est et en Région parisienne.
Le moulage se faisait par pression :
il suffisait de verser dans le moule  la quantité
de verre nécessaire et d'actionner une vis de pression,
 ceci pour les pièces ouvertes. 
Pour les pièces fermées, comme les vases par exemple,
c'était la technique du souffle fixe.
On soufflait, dans un moule, la quantité de verre,
ce qui permettait mouluration et décor.

Ces moules étaient aussi employés pour le verre,
ce qui explique que l'on retrouve parfois le même objet
en verre transparent, dépoli ou coloré
(jusqu'à 8 couleurs différentes selon les verreries),
en semi-cristal aussi transparent, dépoli ou coloré et
en opaline blanche ou colorée (jusqu'à 7 coloris divers),
parfois avec des détails en plus peints à la main,
décorés à froid (le temps les a souvent effacés)
ou recuits pour le décor à chaud,
préservant ainsi leur maintien.

Une poule, en verre, en opaline de différentes teintes
et différentes manufactures.
Source des photos : différents catalogues de ventes.

La coloration du verre dans la masse était produite selon
la couleur désirée par les oxydes de cobalt, manganèse,
cuivre, fer, uranium ou chrome.
L'or, l'argent, le charbon et le soufre étaient utilisés
  aussi pour colorer le verre.





Ils étaient donc blancs, bleus, beiges dit caramel et verts.
Le rose et jaune sont apparus ultérieurement
 et sont plus rares car minoritaires comme le noir.
Les séries blanches étaient en général fabriquées
en plus grand nombre et la teinte variait
considérablement selon les verreries :
les productions américaines et anglo-saxonnes
présentèrent des produits d'un blanc laiteux,
d'où l'appellation "milk-glass",
tandis que les françaises, d'un blanc savonneux.

Petit pot en opaline pouvant servir pour
les cotons tiges à la salle de bain
 par exemple (vendu)...

On distingue donc bien la différence des opalines, plus fines, plus translucides, plus précieuses,
souvent faites par des maîtres verriers
et qui sortaient des grandes verreries comme
Val-Saint-Lambert en Belgique,
Vallérysthal, Saint-Louis, Baccarat en France.




Mais surtout la manufacture de Portieux qui sera connue
pour la grande distribution des opalines de foire,
car ces fabrications quasi industrielles ont permis de les proposer à des prix attractifs pour une nouvelle clientèle.
Portieux a continué à produire jusque dans les années 70.

Il reste dans le coin des opalines de l'Embellie :
le saladier & les 2 pots
dans lesquels sont les plantes.

Le mot "opaline" est né seulement au début de notre siècle.
A l'origine, on disait "cristal d'opale".
Le terme "opaline de bazar" se trouve dans les écrits de 1845, indiquant une production de grande série avec des sujets simples comme les articles de toilette, de bureau, fumeur...
Ce terme relativement péjoratif,
probablement employé pour les différencier des opalines luxueuses du début du 19e siècle englobe ces objets
usuels vendus sur les marchés populaires dits foires.
Une seconde version voudrait que ces petits objets,
produits en grande quantité et à bas prix,
représentent des lots gagnés dans les loteries de foires,
et les opalines de bazar du milieu du 19e siècle,
seraient devenues "opalines de foire".
Témoins d'une époque,
ils donnent du charme et de la poésie à nos intérieurs..

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